574 - Février 2017
1 Février 2017 - 20 Février 2017

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EUROPE

P. Joaquín Martínez Vega, OMI : 1934-2017

De 2006 à 2014, le P. Joaquin MARTINEZ a été Postulateur général de la Congrégation, tout en étant membre de l'équipe des formateurs du Scolasticat International de Rome. Le P. Joaquin est décédé le 4 février 2017 en Espagne, son pays d'origine.

Pendant ses années de postulation, il a eu la grande joie de mener à bien la Cause de béatification des Martyrs oblats d'Espagne, une cause sur laquelle il avait travaillé avant même de venir à Rome. La cérémonie de béatification a eu lieu à Madrid le 17 décembre 2011.

Né en Espagne, en 1934, il a prononcé ses premiers vœux en 1954, il a ensuite été envoyé au Scolasticat international de Rome pour la philosophie et la théologie. Ordonné en 1960, il a occupé divers ministères avant de revenir à Rome: il a été, tour à tour, Maître des novices, Provincial d'Espagne, il a travaillé comme missionnaire au Sahara, en Roumanie et au Vénézuela.


Comme bloggeur fidèle, il postait des nouvelles à propos des causes oblates de béatification et à propos du Scolasticat International de Rome (SIR). Dans l'un de ses derniers messages, il écrivait : «Oui, il se peut que celui-ci soit "l'avant dernier” message que j'écris sur ce blog du SIR. Il s'adresse surtout à ma chère communauté du SIR, en diaspora. Mais pas seulement à eux... Comme vous le savez bien tous, je suis à Madrid, où je subis une chimio, qui va continuer un bout de temps. Retournerai-je à Rome? Vais-je rester en Espagne? La dernière étape de ma vie va-t-elle être au Campo Verano (l'un des cimetières de Rome), ou dans une tombe de Pozuelo ? Je n'en sais rien et je ne m'en préoccupe guère. Je demande seulement à Dieu de me préserver la paix intérieure et de me garder dans la joie d'accepter cela "de bon cœur”, comme les saints le disaient, parlant des événements imprévisibles. Il y a longtemps que j'ai fait mon oblation perpétuelle et je demande la grâce de vivre le quatrième vœu "ad mortem usque” (jusqu'à la mort). Priez pour moi, ne demandant que cela, la persévérance. Je désire vous remercier tous pour votre charité fraternelle qui m'a encouragé à vivre l'idéal oblat de la communauté : "Cor unum et anima una...”»




La sœur d’un Bienheureux Oblat

La Province Méditerranée, sur son site, a publié récemment une interview de Lucia Borzaga, la sœur du Bienheureux Mario BORZAGA, l’un des Martyrs du Laos, récemment béatifiés. Suivent ci-dessous quelques extrait de cette interview de la ‘petite sœur’ du Bienheureux Mario.

En attente depuis cinquante-six ans. Plus du double de l’âge qu’avait Mario, quand, à la fin avril 1960, il est parti vers le village du Laos, sans jamais en revenir. Lucia Borzaga, sœur du P. Mario, avec patience et persévérance a attendu de longues années la reconnaissance officielle, par l'Eglise entière, du martyre de son frère. Membre de l’Institut séculier des Oblates Missionnaires de Marie Immaculée (OMMI), avec son visage toujours souriant et disponible, elle a continué sans trêve, de raconter et de témoigner partout de l’expérience vécue du P. Mario, y compris les épreuves et les espoirs de sa propre famille. Avec cinq ans de moins que Mario, elle entretenait avec lui une forte relation qui a continué après son départ comme missionnaire au Laos. Quand on perdit ses traces, elle avait tout juste dépassé les vingt ans, elle est aujourd’hui une splendide dame qui a finalement eu la joie d’assister à la reconnaissance du martyre de son frère, de la part du Pape François. Nous lui avons demandé de nous raconter ses sentiments et ses émotions.


Bienheureux Mario BORZAGA

Comment vivre en tant que ‘sœur’, la béatification de Mario ?

Le 5 mai 2015 a été une date particulièrement heureuse. Le Décret de béatification, signé par le Pape François a été le point d’arrivée d’un long et difficile chemin. Comment oublier les mois et les années qui passaient dans l’attente d’une quelconque nouvelle: P. Mario et Xyooj, son fidèle catéchiste, disparus sur les hautes montagnes du Laos, sans que leurs corps n’aient jamais été retrouvés. L’attente des mamans, dans les larmes et la prière, s'effondre avec la certitude qu’ils reviendraient un jour. Longues années de souffrance. Comment puis-je oublier le martyre de ma famille, les larmes de maman et la douleur silencieuse du papa, en attente de leur fils disparu, constamment et généreusement offerts pour l’Eglise laotienne, sans amertume ni ressentiment, toujours et encore attentifs à ses nécessités, comme si Mario était en mission. Jamais comme en notre période l’Eglise n’est autant irriguée du sang des martyrs, mais n’oublions pas qu’à côté du martyre de sang, il y a toujours le martyre des familles: les larmes des mamans, des épouses, de tant d’orphelins. Le martyre de sang fleurit au sein de l’Eglise au côté du martyre du silence.


Lucia Borzaga avec la croix oblate qui appartenait au Père Mario (http://www.vitatrentina.it)

Pouvez-vous nous raconter un de vos souvenirs personnel du temps de votre enfance?

Pendant trois ans, Mario est venu me prendre par la main à la sortie de l’école maternelle. Après ces journées si longues, je le voyais comme un libérateur, et main dans la main, nous rentrions à la maison. Plus tard aussi, quand j'étais en première élémentaire et lui en cinquième, nous allions et retournions ensemble, toujours main dans la main, cette main qui m’aidait à gravir le sommet de la montagne ou qui me soutenait au retour quand les pieds s’accrochaient à cause de la fatigue. Et ce fut toujours ainsi, même quand, devenus grands et que Mario portait déjà la soutane. Papa, intrigué, nous disait: «Et que vont dire les gens en voyant un prêtre main dans la main avec une jeune fille ?» Nous jouions beaucoup ensemble. L'un de ces jeux était de dire la messe. Dans l'espace sous la table de la cuisine, transformé avec des serviettes et des couvertures en igloo, nous célébrions dévotement sur un tabouret qui existe encore à la maison: lui avec son attirail, et moi, à genoux, la tête recouverte du voile de maman et avec un livre de prière. Déjà alors, il rêvait d'aller dans les terres glacées de la Sibérie et c'est peut-être... pour cela qu'il a choisi les Oblats, les spécialistes des missions difficiles du Pôle Nord. (Interview de Angelica Ciccone, Tiré de Missioni OMI 1-2/2017 Voir : http://www.omimed.eu/2017/02/08/mio-fratello-santo-senza-aureola/#sthash.nM2dxSvG.dpuf)




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